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           TRAVERSÉE

   TRANSATLANTIQUE 

ÉTAPE 4 

Traverse îles Canaries à la Martinique 

Pour cette partie du blog nous avons fait un résumé de navigation tous les 4 jours ce qui correspond aux décisions de navigation à court terme que le capitaine et l’équipage ont prises pour assurer une navigation sécuritaire et si possible la plus courte possible. Chaque point a été pris à 12h, heure locale du bateau. Car notre traversée devait nous faire traverser 4 fuseaux horaires mais nous avons décidé d’en n’ appliquer que 2 durant notre trajet, question de prendre l’apéro vers 18h30, heure locale du bateau avec le soleil couchant. C’est un des petits plaisir de la traversée. 

Départ de La Goméra ( île des Canaries ) avec sa position :

Lat 28°00 000 N        Long 17° 30 000 W

du 12 novembre au 16 novembre

 

13 novembre : Lat 27° 59 829 N Long 017° 10 000 W ( 110 Mn parcourus)

14 novembre : Lat 26° 07 976 N Long 020° 52 047 W (117 Mn parcourus)

15 novembre : Lat 24° 02 095 N Long 021° 34 773 W (135 Mn parcourus )

16 novembre : Lat 23° 45 692 N Long 024° 04 817 W (135 Mn parcourus )

un total de 497 mn parcourus à ce jour

La navigation :

Après 2 jours d’attente car les conditions météo étaient trop venteuses, les 4 premiers jours de navigation sont réalisés par un vent très présent. Le départ de La Goméra à la Martinique s’effectue à 12h30 par un vent arrière de 35 nds avec des pointes au dessus de 40nds. Par la suite c’est une joute avec le vent. Il passe de 30 nds à 5 nds donc, on démarre le moteur. Au soir c’est nous qui débutons le premier quart de veille, de 21 h à minuit avec un vent entre 32-35 nds avec des pointes à 38-40 nds, ce qui n’est pas de tout repos. Nos quatre premières journées de navigation ne sont pas nécessairement les plus productives, sur la route directe un système météo avec des vents annoncés de plus de 30nds nous fait dévier directement vers le sud. Cette stratégie nous fera faire une plus longue distance, mais nous permettra de naviguer en toute sécurité. À la fin de l’exercice, nous pouvons dire que ce fut une bonne décision, car si le vent moyen était d’environ 25nds, les cellules orageuses ont augmenté la vitesse du vent régulièrement au dessus de 35 nœuds. Et oui tout le monde a eu droit à quelques douches durant ses quarts.

 

Ces quatre journées ont été épuisantes, mais pour un voileux, on pourrait dire que ces journées ont été enrichissantes, les apprentissages ont été nombreux. De la façon de contourner un système à la lecture des nuages, pour identifier les augmentations subites du vent et beaucoup de manœuvres de voile, grande voile, avec génois complet à grande voile 3 ris, diminution du génois et génois seulement. L’expérience quoi qu’ exigeante en vaut la chandelle.

La vie à bord :

Pour la vie à bord, les tours de garde se succèdent mais, il faut aussi prendre notre rotation pour les différentes tâches nécessaires au confort de tous. Première directive l’utilisation de l’eau douce, le Sun Koz II comprend 3 réservoirs pour un total de 1000 L. Cette quantité peut sembler importante, mais pour 6 personnes c’est environ 160 litres par personne, pour la traversée. Il est entendu par tous, de consommer un maximum de 3 litres par jour par personne. Pour la nourriture il a été décidé que chaque personne prendrait en charge une journée de cuisine et 1 journée de vaisselle. En gros ce sont les tâches à exécuter pendant la journée. Par la suite tout le monde s’occupe comme bon lui semble : lecture, écriture, tricot et du repos. Par contre, à l’heure de l’apéro, on est tous là, pendant une heure on échange et on regarde le coucher du soleil . On s’émerveille à chaque fois, jusqu’à ce que le soleil disparaisse .

Coucher de  soleil lors de l'apéro .

Lyne qui vient de finir de nettoyer les panneaux solaires.sur le devant du voilier.

Pendant ces premiers 4 jours nous commençons à apprivoiser la présence des poissons volants, chaque jour nous en retrouvons sur le voilier. Mais au lever du soleil l’activité de ces poissons est intense et nous pouvons voir des bancs de poissons voler au dessus de l’eau. C’est assez spécial et le groupe s’est questionné sur l’origine de ce poisson particulier. Sans internet toutes les hypothèses sont bonnes, on verra à notre arrivée.

Un poisson volant qui a passé par le hublot de notre cabine pour rebondir sur plancher. 

Du 17 novembre au 20 novembre :

 

17 Novembre : Lat 22° 40 072 N Long 025° 58 195 W (123 Milles nautiques de parcourues)

18 Novembre : Lat 19° 40 402 N Long 027° 52 024 W (140 Milles nautiques de parcourues)

19 Novembre : Lat 19° 40 402 N Long 027° 52 024 W (140 Milles nautiques de parcourues)

20 Novembre : Lat 18° 00 061 N Long 031° 03 061 W (130 Milles nautiques de parcourues)

Un total de 1 030 milles nautiques de parcourues depuis notre départ.

La navigation :

Déjà 8 jours de complétés, nous naviguons toujours avec une mer très agitée, en grande partie avec le génois seulement. La description de la littérature pour la traversée qui mentionne des traversées avec un vent constant, les alizés, est bien loin de notre réalité. Nous sommes toujours à la recherche optimale de l’utilisation du vent. ce qui nous amène principalement direction sud. Pour cette partie du trajet peu de manipulation de voile, mais beaucoup d’ajustements de cap, nous sommes toujours en train d’évaluer le vent et de grignoter le plus possible quelques degrés vers l’ouest pour réduire la distance au maximum. L’horaire de navigation s’établit et notre corps s’habitue tranquillement à un rythme décousu pour le sommeil.

 

La navigation au sud nous amène vers un climat plus clément une température de jour et de nuit confortable, il faut quand même se couvrir pour les quarts de nuit mais tranquillement le nombre d’épaisseurs diminue, cependant pour nos quarts de nuit, la petite laine est la bienvenue. Notre capitaine qui a déjà deux traversées à son actif nous mentionne que la situation est normale. Avant le 17ieme parallèle il faudra bien se vêtir.

À notre quart, lors d'une manoeuvre du génois. 

La vie à bord :

Nos préoccupations sont toujours les mêmes : évaluation du temps, lecture de la météo (pour la traversée, c’est une activité importante). Le bateau est relié par un système satellitaire et nous pouvons recevoir des fichiers météo par courriel. Chaque jour la météo est mise à jour toutes les 6 heures environ. Par la suite nous pouvons évaluer les meilleures solutions et ajuster notre itinéraire en fonction des nouvelles informations. La route que nous empruntons semble déserte et l’activité marine à part les poissons volants est inexistante, ce qui continue à agrémenter les discussions. Lors de la navigation de nuit il est fréquent qu’un de ces poissons saute dans le bateau et fasse sursauter les personnes de quart. Rien de dangereux mais au milieu de la nuit, une attaque de poisson volant ça surprend toujours.

Jean en train de faire la lecture de la météo.

Du 21 novembre au 24 novembre

21 Novembre: Lat 17° 27 328 N Long 033° 11 060 W (130 Mn de parcourus)

22 Novembre : Lat 17° 06 329 N Long 035° 35 492 W (140 Mn de parcourus)

23 Novembre : Lat 16° 37 950 N Long 037° 29 160 W (110 Mn de parcourus)

24 novembre : Lat 16° 00 461 N Long 039° 11 719 W (100 Mn de parcourus)

Un total de 1 510 Milles nautiques de parcourus

La navigation :

Pas facile de garder le cap (direction où on va ), toujours trop vers le sud. Mais avec un vent presque toujours arrière nous n’avons pas vraiment le choix. La grande voile est rangée depuis un moment, nous ne naviguons qu’avec le génois. Même dans ces conditions nous avons de la difficulté à garder un bon cap. Après avoir discuté avec le capitaine, ce serait probablement favorable de naviguer avec le tangon, question de maintenir le plus possible notre cap au 266°. Sur ce voilier le tangon est organisé avec un rail et permet d’exploiter au maximum la voilure du génois. Après quelques ajustements le résultat est intéressant sans perdre en vitesse mais nous gagnons de façon significative sur le cap. La première nuit le tangon est retiré mais par la suite nous le conserverons pour nous assurer de naviguer sur le cap. Pour notre part c’était la première expérience significative de navigation avec le tangon. Nous maintenons un cap et une allure acceptables avec des vents à 160 degrés du cap. Le vent arrière cependant n’est pas la situation la plus confortable et performante, le bateau avance difficilement au dessus de 6kn. Alors nous voyons des jours s’ajouter à nos prévisions. Il faut maintenant penser à une traversée qui durera plus de 21 jours. Nous pensions réaliser la traversée entre 17 et 20 jours. Nous continuons quand même à rester prudents, car il reste encore beaucoup de milles à faire. La nuit venue nous diminuons la vitesse du bateau, car les perspectives changent. Nous ajustons la vitesse du voilier à environ 5 nœuds durant les heures de noirceur. Le jour nous cherchons à maximiser les possibilités de navigation. Il faut comprendre que nous sommes loin de l’arrivée. Alors la prudence est de mise, nous avons de l’eau et de la nourriture en quantité suffisante alors pourquoi augmenter le niveau de risque et compliquer notre traversée.

Manoeuvres de voile en équipe

La vie à bord :

Comme le voilier progresse plus lentement que prévu nous sentons un certain découragement de l’équipage, déjà plus de 12 jours à bord et maintenant nous savons que la traversée sera plus longue. La vie n’est pas désagréable et le groupe est plaisant, mais la perspective d’allonger la traversée nous amène un petit moment de découragement collectif. Pendant cette période tout le monde en est déjà à une deuxième journée de préparation de la nourriture. Pierre nous prépares ses pâtes à la carbonara, Antonin une superbe salade de haricots et de fèves vertes, Bernard cuisine de la pizza, Lyne des pâtes sauce aux tomates, Caroline une salade de légumineuses et Jean s’occupe de l’apéro dinatoire, un concept propre au Sun Koz II une fois par semaine : l’apéro se poursuit et au lieu de cuisiner un plat principal, ce sont nachos et tortilla dans le cockpit. La faune marine n’est toujours pas importante, Pierre tente bien la pêche à la traîne mais les succès tardent à arriver. Mais à sa décharge, il est à ce jour le meilleur pêcheur de ce voilier. Nous avons déjà consommé 3 de ses prises, ce qui faisait grand plaisir à Caro de nous les cuisiner en soirée .

Notre fameux pêcheur, Pierre bien concentré à préparer son  gréement de pêche.

La pêche a été un peu bonne aujourd'hui,

un beau poisson. Par contre, un entre 6 membres d'équipage,  on est mieux de le manger à l'apéro sur des craquelins.. Ce qui faisait le plaisir de chacun.

Une journée particulière le 24 novembre

Le vent diminue et avant de démarrer le moteur pour continuer notre route vers notre destination, nous faisons une petite baignade. Question de se rafraîchir un peu, le soleil est fort et il fait très chaud. Le sentiment de se baigner en plein milieu de l’atlantique à 27° c’est quand-même pas si mal. Cette petite pause, pas longue, qui fait vraiment du bien.

Antonin 

Jean

Caro, un peu réticente quand même., mais je suis allée.

Du 25 novembre au 28 novembre

 

25 Novembre : Lat 15° 48 762 N Long 041° 01 234 W (108 mn de parcourus )

26 Novembre : Lat 15° 28 275 N Long 043° 08 266 W (120 mn de parcourus)

27 Novembre : Lat 14° 48 245 N Long 045° 09 860 W (130 mn de parcourus)

28 Novembre : Lat 14° 39 240 N Long 047° 05 106 W (110 mn de parcourus)

1 978 de parcourus depuis le départ de la traversé

La navigation :

On se dirige tranquillement vers notre destination avec un vent d’est. Nous entamons notre 3ieme semaine, avec 1 978 m de parcourus depuis le départ de la traversée, il nous reste sur une route directe 812 milles. Si vous inscrivez les points sur la carte vous constaterez que nous naviguons beaucoup plus cap direct même si les distances sont plutôt courtes. En moyenne nous aurions aimé conserver un rythme de 120mn sur la route par jour. Car ce qu’il faut savoir c’est que le voilier lui-même ne reste pas route directe. Alors pour une distance parcourue selon le GPS la distance réelle qui nous rapproche de notre arrivée est souvent plus courte. Cette période a été marquée par une diminution de l’intensité du vent, nous progressons moins rapidement et à certains moment notre ami Yanmar (le moteur) vient appuyer nos voiles pour continuer à faire progresser le voilier. Il faut toujours envisager dans ces itinéraires de longue durée un petit coup de main du moteur. Le Sun Koz II est équipé d’un moteur diésel de 115 chevaux, qui consomme environ 3 L/heure. Son réservoir contient 400 litres alors nous sommes bons pour environ 130h ce qui nous permettra de parcourir environ 450mn. Il faut utiliser avec une certaine prudence ce que nous appelons la brise Yanmar car à la fin c’est peut-être ce qui nous permettra de rallier notre destination dans un délai raisonnable. Notre progression vers le sud se fait de plus en plus sentir. Il fait de plus en plus chaud, les quarts de nuit sont très confortables par contre à la canicule de la journée où il fait de 28 à 32° ouffff …

Lyne pendant sa pause de quart . À l'ombre elle tente d'être à l'écart du soleil afin d'être plus confortable pour avancer son tricot .

Jean et Antonin qui range la grande voile, pas de vent 

La vie à bord :

Depuis quelques jours les activités marines sont plus présentes, et nous pouvons apercevoir quelques dauphins et quelques petites baleines. Lyne et Bernard qui font équipe ont eu le privilège de voir sauter des baleines au lever du soleil. De tout les quarts l’unanimité règne, la séquence qui nous permet de voir le lever du soleil (6 heure am à 9 heure am) est la plus intéressante. Voir le lever du jour est toujours spécial. Il faut comprendre que durant toute la nuit le voilier est en mouvement et même durant nos périodes prévues pour le sommeil nous sommes conscients de ce mouvement vers l’inconnu. Même si nous savons que nous sommes en sécurité il reste toujours que la navigation de nuit c’est une navigation qui apporte un peu d’incertitude. En cas de grain (augmentation subite du vent) le jour nous voyons venir le nuage, la nuit il faut le percevoir, sentir les changements face à l’agitation de la mer, à l’augmentation du vent. Ces signes nous dicterons un ajustement des voiles pour assurer la sécurité de la navigation.

 

Durant cette période nous avons pu évaluer avec plus de précision notre date d’arrivée. Les prévisions météo sont maintenant assez certaines pour nous donner un plan de match jusqu’à la fin. Cette éventualité de la fin nous amène un certain soulagement, dans moins d’ une semaine nous devrions y être.

Au lever du soleil à notre quart de 6 h am à 9 h am, d'ailleurs notre préféré quart aussi. Nous apprécions beaucoup.

Du 29 novembre au 02 décembre

 

29 Novembre : Lat 14° 18 237 N Long 049° 02 188 W(120 mn parcourus )

30 Novembre : Lat 14° 14 168 N Long 051° 26 883 W(137 mn parcourus )

01 Décembre : Lat 14° 16 117 N Long 051° 34 102 W(125 mn parcourus)

02 Décembre : Lat 14° 14 232 N Long 055° 33 550 W (120 mn parcourus)

 

 

Vingt jours de passés et la fin arrive. La stratégie de navigation est établie, avec les prévisions météo pour les prochains jours, ça sera la brise Yanmar pour remplacer le manque de vent. Nous voulons conserver une moyenne de 120 miles nautique sur la route par jour et arriver le mercredi 4 décembre pour l’apéro. Les premières journée se déroulent comme prévu, par contre le 01 décembre le courant ne joue pas en notre faveur. Dans les différentes routes que l’on peut emprunter pour une traversée il faut tenir compte du courant. Les alizés de l’Atlantique nous amènent généralement un courant favorable et nous font progresser plus rapidement que la vitesse réelle du bateau sur l’eau. Nous mesurons deux vitesses sur le voilier : la vitesse de la coque sur l’eau, mesurée par le speedomètre du bateau, et la vitesse de la coque sur le fond mesurée par GPS. Si l’eau se déplace déjà dans la bonne direction la vitesse du voilier sera augmentée de la valeur du courant. OK peut-être un peu compliqué pour les non voileux qui nous suivent mais l’équation est simple : courant de 1 mile à l’heure dans la bonne direction, vitesse du voilier sur l’eau de 5 miles à l’heure, vitesse réelle du voilier 6 miles à l’heure sur le fond. Mais si le courant est à l’inverse alors le voilier peut même reculer avec une vitesse sous la coque positive. Pendant une journée nous avons eu un courant négatif de 1 mile à l’heure le voilier semblait ne plus avancer. Bon il faut réajuster l’heure de l’arrivée, ça sera vers les 22h mais toujours le mercredi 4 car avec la brise Yanmar nous avons quand même bien progressé.

Notre ami Pierre, qui prend une pause soleil à l'ombre 

L'attraction de la journée, un beau catamaran avec ses gens à bord qui nous salut. 

La vie à bord :

De percevoir la fin, amène un sentiment de soulagement, nous savons maintenant que la météo est favorable, pas de gros vents en vue, pas non plus de petit vent. Nous devrions terminer la traversée à la voile mais il nous reste amplement de brise Yanmar pour compléter le trajet. Alors c’est le début de la fin. Dernier soir de quart à 3 heures am et dernier repas préparé par Bernard un poulet BBQ avec patates rissolées, c’était exquis après 19 jours en mer. Mais tous on commence à apprécier le moment, les apéros s’étirent, on discute mais surtout on profite du coucher du soleil. Chaque jour la mer et le soleil nous donnent un spectacle différent mais toujours aussi apprécié. Le choix de l’équipage de s’inventer un fuseau horaire propre au voilier est difficile à décrire. À ce moment et à cet endroit l’heure Sun Koz II ne correspond à aucune heure connue, car nous avons volontairement décidé de ne plus reculer l’heure, ce qui amène le coucher du soleil à 19h30 environ le 1 décembre. À la Martinique, l’endroit où nous nous dirigeons, il se couche à 17h30 ce qui nous fait constater comme l’expérience que nous vivons est unique. Alors pour nous c’est comme le début de l’été quand les journées s’allongent avec la canicule. Car le jour il fait environ 28 degrés et le soleil est de plomb. Mais vers les 18h, quand la petite fraîcheur s’installe de nouveau et que nous pouvons observer le soleil se coucher, c’est un moment très agréable.

Pour Jean, la précision est très importante. Les mises en bouches sont calculées au centimètre carré. 

La fin de la traversée :

 

03 Décembre : Lat 14° 16 418 N Long 057° 42 379 W (120 mn parcourus)

04 Décembre : Lat 14° 23 788 N Long 060° 00 820 W (135 mn parcourus)

04 décembre : Lat 14    30 00  N  Long  061   05 000 W (70 mn parcourus )

05 décembre : Lat 14    01 705 N Long   061  01 636 W (05 mn parcourus)  

 

 

Une traversée c’est une expérience unique, cependant il ne faut pas s’attendre à « la croisière s’amuse ». Ce n’est pas de tout repos, la gestion du sommeil, la gestion de la nourriture, la gestion de l’eau, la gestion du diésel font partie de nos journées. Et tous doivent y contribuer. Au début avec le capitaine nous avions convenu une utilisation de 3 litres d’eau par jour par personne. Le voilier compte 1000 L d’eau, après quelques temps, la restriction a été levée. Tout le monde avait de seines habitudes de consommation. Pour la nourriture, il y une personne en charge des inventaires et chacun doit faire sa part en respectant les menus et les quantités pour chaque repas. L’épicerie la plus proche est toujours très loin. Sans être rationné, nous devons être disciplinés, 6 personnes, 3 repas par jours et pour cette traversée 23 jours, c’est 414 assiettes à remplir. Mais nous n’avons manqué de rien, genre une bière froide le midi avec le sandwich et un petit rosé froid le soir avec le repas.

Le Sunkoz est un voilier de 51 pieds, un bon voilier, assez stable par mauvais temps, pouvant offrir des performances de navigation de 5 knd et plus, avec assez d’espace pour pouvoir s’isoler si nous le désirons. L’espace public est accueillant, chaque cabine avec sanitaire nous donne aussi de l’intimité si nous le désirons.

 

L’expérience n’est pas faite pour tout le monde, il faut vouloir vivre en communauté dans un espace restreint et s’investir pour assurer la navigation et la sécurité de tous. Une traversée ce n’est pas une croisière tout inclus, c’est une expérience participative et chacun contribue au bien être de l’autre. Nous sommes déjà en mode préparation pour la traversée du Pacifique.

Pour la suite allez consulter : Étape 4 Les petites Antilles.